L'inspecteur ne renonce jamais (épisode 4)
Par Cécile / Lucie / Colette / Aurelio / Thomas / Jean-Paul / Annie-Claire, dimanche 15 juin 2008 à 20:07 /// Synesthésie /// #419 /// rss
Quand il arriva à Time Square, avec une bonne demi-heure de retard...
Episode 4 / Lucie
Quand il arriva à Time Square, avec une bonne demi-heure de retard (nécessaire pour comprendre le fonctionnement du tram aérien qui passait à vingt mètres de haut, traversant parfois certains buildings), il reconnut à peine Annabella. Ce fut elle qui se précipita vers lui en s'écriant :
– Inspecteur, quand on aura le temps, rappelez-moi de vous emmener dans un salon de fraîcheur ! Vous allez bien sinon ?
Verzinski resta bouche bée : non seulement Annabella était beaucoup plus belle que dans son souvenir mais aussi beaucoup plus jeune. Ce paradoxe temporel ne l'empêcha pas de sentir une vague de désir s'emparer de son corps. Il réussit néanmoins à balbutier :
– Mmmh.... La mission : objectif, cible, délais ?
Annabella le tira doucement vers elle, ce qui eut un effet désastreux sur sa libido : il avait perdu le contrôle. Annabella s'en aperçut et émit un petit rire.
– Désolée de mettre fin à vos fantasmes, Inspecteur, mais nous avons plus urgent à traiter. De plus, ce lieu est vidéo-surveillé, on ne peut prendre le risque qu'un réseau de terroristes pirate notre conversation. Suivez-moi, on va aller dans un lieu plus sûr.
Au deuxième tour du Grand Huit, Verzinski commença à sentir que son estomac remontait... Il tenta toutefois de garder un visage impassible pendant qu'Annabella lui détaillait l'affaire : il avait été spécialement choisi du fait, non pas de ses compétences, ni de la réussite de ses précédentes enquêtes, mais de ses années d'internement. En effet, qui pourrait penser que la PJ (qui s'appelait maintenant la STC – Service de Tranquillité Citoyenne) reprendrait dans son équipe un policier à moitié fou ? De plus, l'affaire sur laquelle il devait travailler nécessitait un esprit retors, habitué à manipuler son interlocuteur, et il faut dire que sur ce point Verzinski avait fait ses preuves lors de ses entretiens avec de multiples psychiatres. Enfin, la folie avait aussi son importance car le chef du réseau recherché avait, selon les informations obtenues par les indics, lui-même des crises, et, de ce fait, était totalement imprévisible.
– Bref, ça va être une partie d'échecs de très haut niveau pour vous Inspecteur, ce à quoi Verzinski répondit en éjectant de sa bouche un fluide mi-médicamenteux mi-alimentaire, qui resta suspendu en l'air quelques secondes, avant d'aller s'exploser sur les rails. Les roues du Grand Huit, en passant sur le liquide quelque peu corrosif, dérapèrent et le wagon où se trouvaient Annabella et Verzinski se détacha des autres. A leur tour, ils restèrent suspendus en l'air quelques secondes avant d'…
Quand il arriva à Time Square, avec une bonne demi-heure de retard (nécessaire pour comprendre le fonctionnement du tram aérien qui passait à vingt mètres de haut, traversant parfois certains buildings), il reconnut à peine Annabella. Ce fut elle qui se précipita vers lui en s'écriant :
– Inspecteur, quand on aura le temps, rappelez-moi de vous emmener dans un salon de fraîcheur ! Vous allez bien sinon ?
Verzinski resta bouche bée : non seulement Annabella était beaucoup plus belle que dans son souvenir mais aussi beaucoup plus jeune. Ce paradoxe temporel ne l'empêcha pas de sentir une vague de désir s'emparer de son corps. Il réussit néanmoins à balbutier :
– Mmmh.... La mission : objectif, cible, délais ?
Annabella le tira doucement vers elle, ce qui eut un effet désastreux sur sa libido : il avait perdu le contrôle. Annabella s'en aperçut et émit un petit rire.
– Désolée de mettre fin à vos fantasmes, Inspecteur, mais nous avons plus urgent à traiter. De plus, ce lieu est vidéo-surveillé, on ne peut prendre le risque qu'un réseau de terroristes pirate notre conversation. Suivez-moi, on va aller dans un lieu plus sûr.
Au deuxième tour du Grand Huit, Verzinski commença à sentir que son estomac remontait... Il tenta toutefois de garder un visage impassible pendant qu'Annabella lui détaillait l'affaire : il avait été spécialement choisi du fait, non pas de ses compétences, ni de la réussite de ses précédentes enquêtes, mais de ses années d'internement. En effet, qui pourrait penser que la PJ (qui s'appelait maintenant la STC – Service de Tranquillité Citoyenne) reprendrait dans son équipe un policier à moitié fou ? De plus, l'affaire sur laquelle il devait travailler nécessitait un esprit retors, habitué à manipuler son interlocuteur, et il faut dire que sur ce point Verzinski avait fait ses preuves lors de ses entretiens avec de multiples psychiatres. Enfin, la folie avait aussi son importance car le chef du réseau recherché avait, selon les informations obtenues par les indics, lui-même des crises, et, de ce fait, était totalement imprévisible.
– Bref, ça va être une partie d'échecs de très haut niveau pour vous Inspecteur, ce à quoi Verzinski répondit en éjectant de sa bouche un fluide mi-médicamenteux mi-alimentaire, qui resta suspendu en l'air quelques secondes, avant d'aller s'exploser sur les rails. Les roues du Grand Huit, en passant sur le liquide quelque peu corrosif, dérapèrent et le wagon où se trouvaient Annabella et Verzinski se détacha des autres. A leur tour, ils restèrent suspendus en l'air quelques secondes avant d'…

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