Le poème

Longtemps je suis restée au lit,
Nez enfoui dans un sac de plumes
Ignorant les contingences, assoupie.
J'oublie à quoi ma vie se résume :

Emerger du sommeil,
Vers la souffrance ordinaire
Travailler, gloutonner, me distraire
Au son des tic-tac des réveils.

C'est fini, le monde se fera sans moi.
A quoi bon quitter tes bras ?
Je n'ai qu'un souhait à formuler :
Donne-moi tes seins pour oreillers.


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